
Responsable mondial numéro un des ventes et du marketing pour AMD,Henri Richard avait rejoint la compagnie de Sunnyvale en 2002.
Ils'était rapidement fait connaître pour son style de communicant plutôtagressif, n'hésitant pas à taper en permanence sur son éternelconcurrent, le géant Intel. Durant son passage chez AMD, Henri Richarda aidé à la transformation du groupe le faisant passer du statut defournisseur pour les assembleurs de quartier à celui de partenaire desplus grands fabricants de PC mondiaux.
Le départ d'Henri Richard intervient alors qu'AMD enchaîne depuis plusieurs mois déjà les difficultés.
Le Barcelona, premier processeurserveur quadri-coeurs d'AMD, accuse en effet un retard de plus de sixmois, et la division graphique de la firme n'est pas au mieux de saforme.
On ne sait d'ailleurs pas quelle influence a eu Henri Richardsur le choix d'AMD de concevoir pour le Barcelona une architecturequadri-coeurs native plutôt que de retenir la solution industrielled'Intel, une solution certes moins élégante mais nettement plusefficace qui a permis à Intel d'être le premier sur le marché.
Difficile bien sûr de dire si les mauvaises performances d'AMD sontdues à une seule personne, en l'occurrence Henri Richard, mais sondépart marque assurément la fin d'une ère pour AMD.
Bien que lesporte-paroles d'AMD indiquent rester en bons termes avec Henri Richard,le timing de cette annonce est un rien curieux, le lancement duBarcelona étant prévu pour le 10 septembre prochain.
AMD n'a pourl'heure pas indiqué qui prendra la relève d'Henri Richard.







